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Jean François MARIN : Photographe

PORTFOLIO ILES > 2 Wallis et Futuna, Océan Pacifique

Le Projet


"Ko Futuna mo Uvéa"

L’année 2011 marquera deux évènements importants pour l’archipel de Wallis et Futuna : D’une part, les festivités liées à la commémoration de la date anniversaire des 50 ans de la création de son statut de territoire, programmées en juillet prochain, d’autres part les manifestations liées à  « l’année des Outre Mer » avec la volonté de mettre en lumière les richesses des cultures ultramarines.


Ce territoire, français depuis 1886, rattache deux archipels : Les îles Wallis et les îles de Horn (Futuna et Alofi), l’ensemble appartenant à l’Océanie polynésienne, situé entre Fidji, Samoa et Tonga. A la volonté de la population, exprimée lors d’un référendum, la France crée en 1961 une entité administrative qui reste à ce jour le territoire français le plus éloigné de la métropole, à plus de 22000 km de Paris.

Sa géographie décrit les caractéristiques d’une origine volcanique avec un relief accidenté, des côtes très découpées mais protégées pour Wallis  par une ceinture de récifs qui rend difficile l’accès par la mer.

Son histoire raconte les peuplements d’origine polynésienne, puis l’installation des missionnaires catholiques, et plus récemment son rattachement à la République. Elle lui confère un système sociétal unique en France où 3 pouvoirs coexistent : Le pouvoir coutumier polynésien représenté par les rois des 3 royaumes, les instances républicaines françaises administrées par le Chef du Territoire ayant rang de Préfet et l’église catholique représentée par l'Évêque de l’archipel.


Ces spécificités sont renforcées par l’isolement géographique, ses faibles dimensions et une économie peu monétarisée. Cela a entrainé au fil des générations, une immigration massive de la population en Nouvelle Calédonie ou en métropole, à la recherche d'un nouvel eldorado. Dans ce contexte, la société traditionnelle marque son influence. En rythmant le quotidien des habitants, elle doit s’adapter face au défi d’une population déclinante et une modernité toujours plus présente. Des tensions sont apparues ces derniers temps, dans la gestion de conflits locaux entre les autorités coutumières et les représentants de l’état. Il faudra malgré tout fédérer l’ensemble des forces vives de ce territoire pour proposer à la société insulaire un projet d’avenir innovant.

La volonté de photographier la société walissienne et futunienne s’inscrit dans une réflexion sur l’identité insulaire, commencée il y plus de 12 ans en Nouvelle Calédonie, prolongée sur l’île méditerranéenne Corse, puis ces dernières années à Mayotte dans l’Océan Indien et qui se prolonge aujourd’hui au cœur du Pacifique.

Le projet Wallis et Futuna complètera les travaux insulaires précédents, il sera un témoignage précis sur la vie quotidienne aujourd’hui sur cet archipel polynésien.